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Écrit par Riphard Serent, MPA / Economiste / riphardserent@gmail.com | Radio Vision 2000

 

Demain mardi 23 mai 2017 marque une date butoir pour nos compatriotes aux Etats-Unis qui vivent sous le Statut de Protection Temporaire (TPS).

Les pressions montent, des incertitudes, des inquiétudes, tant au niveau de ces 60,000 immigrants haïtiens aux USA, qui détiennent le TPS, qu’au niveau même du gouvernement haïtien qui n’a vraiment pas la capacité de recevoir tous ces immigrants, dans un contexte économique et social difficile, où l’Etat fait face à des difficultés énormes au niveau des finances publiques.

Donc, toute  décision en faveur d’un renouvellement du TPS aura des impacts positifs non seulement sur l’économie haïtienne, mais aussi sur la société en général, cette société qui ne dispose même pas assez de ressources pour répondre à ses besoins quotidiens.

Il faut dire que depuis après le tremblement de terre du 12 Janvier 2010, on assiste à une croissance plus poussée des transferts privés de la diaspora vers l’économie, ces transferts qui ont augmenté de 46% durant ces 5 dernières années, passant de 1.6 milliard de dollars en 2012 à 3.5 milliards en 2016. 

Donc, nous ne doutons pas une seconde de  l’apport significatif de ces 60,000 Haïtiens dans la croissance de ces transferts qui ont atteint 7.4% au deuxième trimestre de l’exercice en cours. Ceci a été favorable à l’augmentation de l’offre de devises dans l’économie. Il ne faut pas oublier non plus combien de ces compatriotes qui se sont lancés dans des activités de construction en Haïti, ce qui est favorable à la dynamisation de ce secteur qui joue un rôle de plus en plus important dans l’économie.

On espère que l’administration de Donald Trump sera consciente des enjeux et de la précarité de l’économie haïtienne en ce moment, en vue de prolonger le statut temporaire de ces 60,000 Haïtiens, ces compatriotes aux USA qui soutiennent valablement non seulement l’économie américaine, mais aussi notre économie et certaines familles haïtiennes qui vivent dans la pauvreté.

 

Rapport d’analyse élaboré par le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh)

Soumis à AlterPresse le 17 mai 2017

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a pris connaissance d’un arrêté présidentiel qui, en date du 19 avril 2017, nomme le sieur Fritz JEAN à la tête de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), en remplacement de Me Sonel JEAN FRANÇOIS.

Cette nouvelle nomination est survenue quelques jours avant que le Parlement Haïtien ait voté une Loi portant Organisation et Fonctionnement de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), ce qui a attiré l’attention du RNDDH et a porté l’organisation à réaliser une analyse comparée de la Loi de 2001 qui avait créé l’UCREF et la Loi de 2017 nouvellement adoptée, qui porte organisation et fonctionnement de l’UCREF.

Le présent rapport résume les grandes différences, dont certaines sont alarmantes, relevées par le RNDDH dans les deux (2) textes légaux susmentionnés.

Mise en place et Fonctionnement général de l’UCREF

Le 21 février 2001, le Parlement haïtien a voté une « Loi sur le Blanchiment des Avoirs Provenant du Trafic Illicite de la Drogue et d’Autres Infractions Graves ».

Au niveau de l’article 3.1.1 de cette Loi, il est créé une Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), placée sous l’autorité et le contrôle du Comité National de Lutte contre le Blanchiment des Avoirs (CNLBA).

L’objectif premier de la création de l’UCREF et du CNLBA est d’intervenir contre le blanchiment des avoirs. En ce sens, l’UCREF doit collecter les informations à partir des institutions financières ou d’autres institutions appelées à réaliser de grandes transactions financières, telles que les banques, les coopératives d’épargne et de crédit, les casinos, les compagnies d’assurances, les maisons de transfert, les loteries, les concessionnaires de véhicules, les agents de change. On retrouve aussi les cabinets d’avocats et les études notariales, qui, dans l’accomplissement de leurs tâches, peuvent être amenés à recevoir de fortes sommes d’argent de personnes désireuses d’acquérir des biens immobiliers.

La saisine de l’UCREF se fait par le biais d’une déclaration de soupçon. Il s’agit d’un document complété par les institutions financières, dénommées Assujettis, habilitées à le faire.

La déclaration de soupçon doit aussi être accompagnée d’une déclaration de transaction. Celle-ci, établie par le client, est aussi appelée déclaration de provenance de fonds. Les institutions financières ont le devoir d’exiger cette déclaration des clients, lorsque le seuil fixé est dépassé par eux. Elle est différente de la déclaration de soupçon qui elle-même, est réalisée par les Assujettis.

La régularité des informations recueillies permet à l’UCREF d’approfondir son enquête et, sur la base de leur pertinence, elle dresse un rapport qu’elle achemine directement au Commissaire du Gouvernement. Ce dernier saisit le Décanat pour la distribution du dossier à un Juge d’Instruction, appelé pour sa part, à mener une enquête judiciaire.
Si la déclaration de soupçon ne dit pas que la personne est en situation de Blanchiment, elle habilite cependant l’UCREF à ouvrir son enquête.

Le client concerné par la déclaration n’est pas mis au courant du monitoring dont il est l’objet. Il ne sera informé de l’enquête menée contre lui que lorsque le dossier aura été acheminé au Juge d’instruction.

Depuis mai 2016, l’UCREF a décidé de mettre sur pied une cellule spécialisée en vue de réaliser ses propres déclarations de soupçon, en fonction de la régularité des déclarations de provenance de fonds qui lui sont acheminées par les Assujettis.

Il est donc clair que l’UCREF doit jouer un rôle important dans la société. Elle a besoin, pour cela, d’une grande liberté d’actions et de son autonomie. Elle doit aussi entretenir de très bons rapports avec la Banque Centrale, l’Association des Banques et le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique. De plus, l’UCREF sert d’interface entre les institutions financières haïtiennes et les instances internationales coopérant dans la lutte contre le Blanchiment des Avoirs et le Financement du Terrorisme.

En 2001, le Législateur a élaboré une Loi très détaillée portant sur la prévention et la répression du Blanchiment des Avoirs.

Les 4 et 8 mai 2017, la Chambre des Députés et le Sénat de la République ont voté une Loi portant Organisation et Fonctionnement de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) qui, dotée de trente-deux (32) articles, abroge la Loi de 2001 et met l’emphase non pas sur le Blanchiment des Avoirs mais sur l’Organisation et le Fonctionnement de l’UCREF.

Le 9 mai 2017, la Loi a été acheminée à l’Exécutif pour promulgation, ce qui, à la date de publication de ce rapport, n’est pas encore fait.

Toutefois, de grandes préoccupations sont soulevées par cette nouvelle Loi. Elles portent sur :

1. Le volume de la Loi de 2017 par rapport à celui de la Loi de 2001
2. La définition du concept Blanchiment des Avoirs
3. La prévention du Blanchiment des Avoirs
4. La transparence dans les opérations financières
5. La coopération régionale et internationale
6. La procédure de nomination du Directeur Général de l’UCREF

Analyse comparée des Lois de 2001 et 2017

1. Sur le volume des Lois de 2001 et de 2017

La loi de 2001 est divisée en sept (7) titres, quatorze (14) chapitres subdivisés en soixante-dix-huit (78) articles. Celle de 2017 ne comporte que quatre (4) chapitres subdivisés en trente-deux (32) articles.

Plusieurs articles considérés comme étant très importants en 2001 par le Législateur, ont été mis de côté en 2017.

2. Sur la définition du concept Blanchiment des Avoirs

Le titre premier de la Loi de 2001 est exclusivement réservé à la définition du concept Blanchiment, à l’identification des éléments constitutifs de l’infraction de Blanchiment et à la présentation des différentes manifestations de cette activité criminelle.

Le Blanchiment des Avoirs est alors étudié dans ses formes et manifestations les plus subtiles, et offre à l’UCREF l’opportunité de mieux appréhender le phénomène et de mieux le combattre.

Dans la Loi de 2017, la notion de Blanchiment n’est définie dans aucun article.

Sur ce point, le RNDDH rappelle qu’il est de principe que le premier devoir du Législateur consiste à définir l’objet sur lequel porte une Loi. Conséquemment, la Loi de 2017 risque d’affaiblir l’UCREF et de ne pas lui permettre d’être efficace dans la lutte contre le Blanchiment des Avoirs.

3. Sur la Prévention du Blanchiment

Le titre II de la Loi de 2001 prévoit un ensemble de dispositions permettant à l’Etat haïtien de mener à bien une politique de prévention dans le domaine du Blanchiment des Avoirs.

Par exemple l’article 2.1.2 de cette Loi de 2001 dispose : « Tout paiement en espèces ou par titre au porteur d’une somme globalement supérieure ou égale à deux cent mille (200.000) gourdes ou équivalent en monnaie étrangère est interdit ».

La loi de 2001 fixe également les normes applicables en matière de transfert de fonds vers l’étranger ou en provenance de l’étranger.

La Loi de 2017 pour sa part, reste muette à ce sujet.

Donc, la Loi de 2017 ne permet pas à l’UCREF de conduire une politique de prévention dans le domaine du Blanchiment des Avoirs. Au contraire, elle saute carrément les verrous mis en place en 2001 par le Législateur.

4. Sur la transparence dans les opérations financières

Le Législateur de 2001 a fait de la transparence dans les opérations financières une stratégie privilégiée dans la lutte contre le Blanchiment des Avoirs, en y consacrant une trentaine d’articles. Ceux-ci font entre autres, obligation aux établissements de crédit et aux institutions financières de procéder à l’identification de toute personne physique ou morale désireuse d’ouvrir un compte et interviennent même dans la mise en place et le fonctionnement des casinos et établissements de jeu, ce, pour mieux combattre le Blanchiment des Avoirs.

Dans la Loi de 2017, le Législateur reste très réservé sur la notion de transparence financière, qui pourtant, doit constituer la toile de fond de toute lutte contre le Blanchiment des Avoirs et autres crimes financiers.

5. Sur la coopération régionale et internationale

Les Etats membres de la communauté internationale ont fait de la coopération judiciaire régionale et internationale, la stratégie privilégiée en matière de lutte contre les crimes transnationaux et ont décidé de mettre en faisceau leurs capacités. C’est dans ce contexte que plusieurs groupes ont été formés dont le Groupe d’Actions Financières de la Caraïbe (GAFIC).

Suite à deux (2) réunions qui se sont tenues à Aruba et à la Jamaïque, au début des années 1990, le GAFIC [1] a été créé. Il est une organisation composée d’États de la Caraïbe, qui se sont engagés à combattre le Blanchiment des Avoirs et le Trafic Illicite des Stupéfiants et des Substances Psychotropes, sur la base de plusieurs instruments régionaux et internationaux y relatifs.

Ainsi, la mise en place de l’UCREF ne s’est pas inscrite, en 2001, dans une démarche isolée. Au contraire. Conscient de la nécessité de mener conjointement la bataille contre le Blanchiment des Avoirs, avec les partenaires de la communauté internationale, le Législateur a consacré le Titre V de la Loi de 2001 à la notion de coopération internationale.

Cependant, la Loi de 2017 modifiant celle de 2001 reste réservée sur la notion de coopération judiciaire internationale en matière de lutte contre le Blanchiment des Avoirs.

Ce faisant, la Loi de 2017 signe carrément le retrait d’Haïti du circuit de la coopération internationale alors que le monde est en train de se consolider en bloc pour lutter efficacement contre les crimes financiers et transnationaux.

A ce stade, il convient de souligner qu’aujourd’hui, le GAFIC exige, entre autres, l’intégration de l’UCREF au Groupe Egmont. Cette intégration est subordonnée à l’adoption d’une Loi organique consacrant l’autonomie administrative et financière de l’UCREF. Or, le fait par l’UCREF de ne pas intégrer le Groupe Egmont constitue un risque d’isolement d’Haïti sur la scène internationale en matière de lutte contre le Blanchiment des Avoirs. En effet, Haïti est sous la menace du phénomène dit De-risking, phénomène selon lequel, les banques de la région peuvent décider de rompre leurs relations d’affaires avec leurs correspondantes haïtiennes, si le système financier du pays n’est pas assaini.

Le RNDDH rappelle que le Groupe Egmont [2] est un forum international, créé en 1995 et qui réunit, au niveau mondial, les services chargés de recevoir et de traiter les déclarations de soupçon de blanchiment et de financement du terrorisme.

Il ne fait aucun doute qu’une telle décision porterait un coup fatal à l’économie nationale déjà brinquebalante.

Ainsi, au lieu de doter l’UCREF d’une loi organique taillée sur mesure pour défendre des intérêts politiques partisans, les autorités haïtiennes seraient mieux inspirées d’élaborer et d’adopter un texte qui accorde une réelle et totale autonomie à cette institution, en vue de lui permettre d’assainir le système financier, de prévenir et, le cas échéant, d’engager une lutte efficace contre le Blanchiment des Avoirs et le Financement du Terrorisme.

6. Sur la procédure de nomination du Directeur Général de l’UCREF

L’article 6.2.2 de la loi de 2001 dispose : « Le Directeur Général est nommé pour trois (3) ans renouvelables une fois, par arrêté du Président de la République sur proposition du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique à partir d’une liste de trois (3) noms, établie par le Comité National de Lutte contre le Blanchiment des Avoirs. Il est assisté d’un Directeur Général Adjoint, désigné par le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, à partir d’une liste de trois (3) noms établie par ledit Comité.
Selon l’article 6.1.3, le Comité National de Lutte contre le Blanchiment des Avoirs est lui-même constitué :

• Du Coordonnateur de la Commission Nationale de Lutte contre la Drogue (CONALD),
• D’un Magistrat,
• D’un fonctionnaire désigné du Ministère de l’Economie et des Finances,
• D’un fonctionnaire de police, désigné par le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, sur proposition du Directeur Général de la Police Nationale,
• D’un fonctionnaire qualifié désigné par le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH)
• D’une personnalité qualifiée désignée par l’Association Professionnelle des Banques,
• D’une personnalité qualifiée représentant le secteur para-bancaire.

L’article 13 de la loi de 2017 dispose : « La Direction Générale est assurée par un Directeur Général, nommé par Arrêté Présidentiel pris en Conseil des Ministres, sur recommandation du Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique. Le Directeur Général est assisté d’un Directeur Général Adjoint désigné par le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique.

Le Directeur Général est nommé par un mandat de quatre (4) ans, renouvelable une fois.

Il est soumis au pouvoir hiérarchique du Conseil d’Administration. Il peut être mis en fin avant terme, aux fonctions du Directeur Général en cas de faute grave.

La faute grave se définit comme tout acte frauduleux, illégal ou opposé à l’objectif fondamental aux attributions et aux règlements intérieurs de l’UCREF. »

L’article 5 de la Loi de 2017 stipule cependant que « Le Conseil d’Administration se compose ainsi :

a) Un président désigné par la Banque de la République d’Haïti
b) Un vice-président désigné par le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique ;
c) Un membre désigné par le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique ;
d) Un membre désigné par le Ministère de l’Economie et des Finances ;
e) Un membre désigné par l’Association Professionnelle des Banques.

Le Conseil d’administration est nommé par Arrêté pris en Conseil des Ministres, après approbation du Sénat de la République. »

Il ressort qu’en 2001, le Législateur a tenu à ce que le Directeur Général de l’UCREF ainsi que son adjoint soient choisis en toute transparence et en fonction de leur compétence et de leur aptitude à occuper ces postes. Leur nomination devait donc résulter d’un appel à candidature ouvert, auquel n’importe qui pouvait prendre part. Avec la loi de 2017, les critères de transparence, de compétence et d’aptitude garantis par un processus limpide ne sont plus de mise. Le Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique peut transmettre le nom de n’importe qui au Président de la République, pour être nommé au poste de Directeur Général de l’UCREF. Il en est de même du poste de Directeur Adjoint.

Par le vote de la Loi de 2017, le Parlement haïtien a affaibli l’UCREF en la mettant sous le contrôle total de l’Exécutif, ce qui reste dangereux, compte tenu de l’importance de cette institution.

L’analyse comparée de ces deux (2) dispositions légales diamétralement opposées, relatives à la procédure de nomination du Directeur Général de l’UCREF, permet de réaliser que l’Exécutif a sciemment violé la Loi de 2001.

En effet, le remplacement du Directeur Général Sonel JEAN FRANÇOIS semble avoir été décidé sous l’égide de la Loi de 2017 qui elle-même autorise l’Exécutif à nommer directement un Directeur Général à la tête de l’UCREF. Cependant, cette Loi n’était pas encore votée par le Parlement, puisqu’elle est postérieure à l’arrêté du 19 avril 2017.

Il est donc clair que cet arrêté est arbitraire et illégal parce qu’il foule au pied les prescrits de la Loi de 2001, relatifs à la nomination d’un Directeur Général à la tête de l’UCREF et ne respecte pas le mandat qui a été attribué au Directeur Général Sonel JEAN FRANÇOIS qui était alors en poste.

Conclusions et Recommandations

En 2001, le Législateur était conscient de sa mission qui consistait à doter le pays d’un instrument capable de lutter avec une certaine efficacité contre le Blanchiment des Avoirs. Il avait aussi le souci de garantir l’autonomie de l’UCREF par rapport aux autres pouvoirs et institutions de l’Etat en la dotant d’un Directeur Général et d’un Directeur Général Adjoint compétents, indépendants, issus d’un processus transparent.

Sans vouloir affirmer que la Loi de 2001 était parfaite, le RNDDH estime que le Législateur avait alors compris la nécessité de permettre à l’UCREF d’être efficace dans l’accomplissement de son travail, tout en mettant à sa disposition un instrument légal, très détaillé, facilitant son intervention dans la prévention et la répression du Blanchiment des Avoirs.

Aujourd’hui, il est un fait que le Blanchiment des Avoirs a atteint une proportion démesurée. C’est pourquoi, la Loi de 2001, tenant compte de l’obligation qui incombe aux Etats, de collaborer en vue de combattre la criminalité financière transfrontalière, en a fait une stratégie incontournable.

Pour sa part, la Loi de 2017, très succincte, s’inscrit en dehors de la dynamique de lutte contre le Blanchiment des Avoirs, diminue considérablement les marges de manœuvres de l’Etat Haïtien et aggrave le risque d’isolement d’Haïti sur la scène internationale. De plus, loin de garantir l’autonomie de l’UCREF, elle consacre au contraire la mainmise de l’Exécutif sur cette entité, avec un Conseil d’Administration composé de cinq (5) membres dont quatre (4) sont nommés par l’Exécutif lui-même, en plus du Directeur Général et de son Adjoint.

Fort de tous ces constats, le RNDDH recommande à l’Exécutif de :

• De rappeler l’arrêté du 19 avril 2017 pour être illégal et arbitraire parce que non conforme aux prescrits de la Loi de 2001 en vigueur ;

• Ne pas procéder à la publication de la Loi de 2017 portant Organisation et Fonctionnement de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF) ;

• De retourner la Loi de 2017 au Parlement haïtien pour une nouvelle appréciation en adéquation avec les exigences actuelles liées à la Lutte contre le Blanchiment des Avoirs, le Trafic illicite des Stupéfiants, le financement du terrorisme et la criminalité financière transnationale.

En conclusion, le RNDDH invite les autorités étatiques en particulier et tous les acteurs de la société en général, à saisir l’importance des institutions républicaines autonomes et indépendantes dans l’établissement d’un Etat de Droit démocratique. La lutte pour le contrôle de celles-ci ne sert aucunement le pays.

Source TB/ HaïtiLibre

À la veille de ces 100 premiers jours au pouvoir suprême, le Président Moïse qui faisait son bilan à la Télévision Nationale a annoncé qu’il devra encore prendre des décisions impopulaires comme celle de la hausse des prix du carburants, pour sortir le pays d’une situation financière qu’il a qualifiée « d’extrêmement difficile » http://www.haitilibre.com/article-20863-haiti-flash-l-economie-d-haiti-au-bord-de-l-abime.html

Résoudre le problème de l’EDH, décongestionner les missions diplomatiques à l’étranger, réduire les effectifs de la fonction publique, augmenter le rendement des fonctionnaires sont quelques unes des prochaines batailles que le Chef de l’État entend engager au cours de son quinquennat.

Moïse affirme qu’il va résoudre le problème de l’EDH subventionnée par l’État à hauteur de près 250 millions de dollars par an, tout en reconnaissant la complexité des problèmes de l’EDH affirmant « Le pays doit avoir du courant électrique… » Il a annoncé que les 10 départements vont être interconnectés via un réseau national d’électricité, qui pourrait coûter selon les experts autour de 250 millions de dollars. Pour atteindre ses objectifs, Moïse a expliqué qu’il va appliquer deux modèles économiques : le Partenariat Public-Privé (PPP) et la Concession.

Rappelons que la « concession », est un concept mis de l’avant part l’ancien Premier Ministre Laurent Lamothe http://www.haitilibre.com/article-11449-haiti-politique-electricite-une-grande-premiere-dans-l-histoire-du-pays.html qui consiste à trouver des entreprises locales ou étrangères pour financer et gérer durant un certain nombre d’années des infrastructures dans le pays comme des routes, des aéroports, des centrales d’énergies etc… une formule que la République Dominicaine a utilisée avec succès dans pour son développement économique.

Concernant la situation des missions diplomatiques, dont certaines sont dans l’incapacité de payer leurs personnels en raison d’un effectif en surnombre (188 diplomates, 300 employés et 515 contractuels pour les pour les 49 missions diplomatiques à travers le monde) http://www.haitilibre.com/article-20931-haiti-flash-le-ministere-des-affaires-etrangeres-au-bord-de-la-faillite.html , le Président Moïse citant des consulats qui ont 10 fois plus d’employés que nécessaires, affirme qu’il va prendre les décisions qui s’imposent et rappeler au cas par cas, beaucoup de gens. Ajoutant, qu’il compte aussi réduire les effectifs de la fonction publique et faire passer de 10 à 30% le rendement des fonctionnaires d’ici la fin de son mandat.

Enfin, il indiqué qu’il déposera la semaine prochaine un budget rectificatif au Parlement, qui sera convoqué en session extraordinaire pour voter la loi de finances rectificative.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-20931-haiti-flash-le-ministere-des-affaires-etrangeres-au-bord-de-la-faillite.html
http://www.haitilibre.com/article-20863-haiti-flash-l-economie-d-haiti-au-bord-de-l-abime.html

Source HL/ HaïtiLibre

Mots de sympathie du Ministre de l’intérieur :
Suite aux pluies diluviennes qui ont causée la mort de 7 personnes, et 19 disparues, Max Rudolph Saint-Albin Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, présente ses sympathies aux familles et aux proches des disparus. La Direction de la Protection civile déplore que la plupart de ces décès sont liés surtout au fait que des gens ont cherché à traverser des cours d’eau au moment des crues, en dépit des interdictions et des consignes. http://www.haitilibre.com/article-20980-haiti-flash-bilan-partiel-des-intemperies-5-morts-19-disparus.html

Moïse promet une usine de drapeaux haïtiens :
Le 18 mai dans son discours Jovenel Moïse a promit de faciliter l’établissement d’une usine textile à l’Arcahaie en vue de permettre la fabrication du drapeau haïtien.

Incendie d’un camion citerne :
La circulation a été bloquée sur la route de l’Amitié au niveau de la localité Huit-Cents-Mètres, suite à un accident de la route spectaculaire où un camion d’essence s’est renversé et a pris feu près du pont de la Vallée de Jacmel. Des sapeurs-pompiers se sont rendu sur place pour tenter de maitriser le violent incendie en présence de la Police du Délégué Départemental du Sud-Est, de l’adjointe au Maire de Jacmel et de responsables de la protection civile. Le feu a finalement été maitrisé dans la nuit de jeudi a vendredi. L’accident n’a fait aucune victime, une maison a été évacuée temporairement et la circulation sur la route de l’Amitié est partiellement rétablie.

Carburant : Fanmi Lavalas se mobilise :
Le Parti Fanmi Lavalas qualifie de « provocation » la décision de la nouvelle équipe du Gouvernement d’augmenter les prix des carburants à la pompe et annonce une mobilisation pour forcer le gouvernement à revenir sur cette mesure impopulaire.

Lire aussi ultimatum de Moïse Jean-Charles http://www.haitilibre.com/article-20978-haiti-actualite-zapping.html

100 premiers jours de Jovenel Moïse (Vidéo) :
« Mes 100 premiers jours au pouvoir portent la marque d’un projet de redéfinition et de restructuration. Projet porté par : le combat contre la corruption, le frein au gaspillage, la réduction du train de vie de l’État, la détermination d’un agenda législatif, la mise en place de l’observatoire des services publics, la caravane du changement, des décisions d’investissements massifs dans l’agriculture, le tourisme, dans l’industrie de la sous-traitance, dans le numérique, dans l’éducation, l’environnement, le logement, la sécurité et la santé publique » a déclaré le Président Jovenel Moïse dans une émission spéciale autour de ses 100 premiers jours comme Chef de l’État.

Politiques publiques pour Haïti et la RD :
Cette semaine, un atelier de recommandations en matière de politiques publiques pour Haïti et la République Dominicaine s’est tenu à Port-au-Prince. Une initiative de l’Observatoire Binational pour la Migration, l’Environnement, l’Education et le commerce (OBMEC).

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-20390-haiti-politique-recommandations-preliminaires-de-l-observatoire-binational.html
http://www.haitilibre.com/article-15955-haiti-politique-lancement-officiel-de-l-observatoire-binational.html

Source HL/ HaïtiLibre

En vue d’augmenter le nombre de chercheurs et de vulgarisateurs agricoles en Haïti, le projet « Appui à la Recherche et au Développement Agricole (AREA) », initiative du programme « Feed the Future » du gouvernement américain, s’engage à subventionner la formation au niveau de maitrise de 20 étudiants haïtiens à l’Université de Floride (UF), l’Université de l’Illinois et l’Université de l’État de Louisiane (LSU).

Un groupe de 12 étudiants quittent Haiti ce samedi 20 mai pour se perfectionner en anglais en vue d’obtenir leur admission aux programmes d’études de LSU et l’UF qui démarrent en aout prochain. Ils rejoindront les deux étudiants haïtiens qui ont déjà entamé leur programme à l’UF en janvier de cette année. Parmi les thématiques de recherche qui seront traitées par les étudiants, mentionnons entre autres : la phytopathologie et la gestion des ravageurs des cultures stratégiques pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle en Haïti comme le riz et le sorgho, la gestion de l’eau, la gestion de la fertilité des sols, les technologies post-récoltes des principales cultures vivrières et maraichères et les techniques de production adaptées au changement climatique afin d’optimiser la productivité des cultures. Les 6 autres boursiers laisseront le pays cet automne.

L’un des boursiers travaillera sous la supervision de deux chercheurs du Centre de Recherche et d’Education en Agriculture Tropicale de Homestead en Floride, pour s’attaquer aux défis majeurs (particulièrement les maladies et nématodes) confrontés par les producteurs de banane dans les régions de Cabaret, Arcahaie et Montrouis. Ces chercheurs étaient récemment en Haiti pour un état des lieux et ils ont rencontré le Vice-doyen à la recherche de la Faculté d’Agronomie et de Médecine Vétérinaire (FAMV) ainsi que le Directeur de l’Unité de Production Végétale du Ministère de l’Agriculture des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR), pour discuter entre autres de leur implication dans ce programme de recherche.

Au cours de l’exécution de leur programme de recherche, les étudiants travailleront avec les secteurs public et privé en Haïti pour promouvoir la modernisation de l’agriculture et fournir aux agriculteurs des informations et des conseils axés sur la recherche afin d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Un chercheur Haïtien fera partie du comité de thèse de chaque boursier et supervisera ses travaux de recherche dans le pays « À travers les projets de recherche des étudiants, nous établirons des liens entre les chercheurs des Facultés d’Agronomie haïtiennes et ceux de nos universités partenaires aux Etats-Unis » confirme le Dr Lemâne Delva, Directeur de Recherche du projet AREA. Selon le Dr Rose Koenig, Professeur à l’Université de Floride et Directrice par Intérim du programme « UF-IFAS Global », « À l’Université de Floride, nos Professeurs sont prêts à encadrer et interagir avec ces talentueux et dévoués étudiants haïtiens. Leur recherche apportera des solutions adaptées à certains défis majeurs de la production agricole et conduira à une amélioration de la sécurité alimentaire et du bien-être des ménages ».

Source TB/ HaïtiLibre

L’Inspecteur principal Gary Desrosiers, Porte-parole adjoint de la Police Nationale d’Haïti (PNH) a confirmé que 3 prisonniers : Civil Fils (accusé d’enlèvement et de séquestration), Arnel Joseph et Etienne Nelson (accusés de vol à mains armées et association de malfaiteurs), s’étaient évadés du Pénitencier National mercredi vers 5h00 du matin, expliquant que les détenus avaient réussit à sortir de la prison en perçant un mur, avant d’escalader le mur d’enceinte d’environ 7 m de haut…

Un quatrième détenu, Kener Telsaint alias « Ti coq » a été abattu par un agent de l’Administration Pénitentiaire Nationale (APN).

Gary Desrosiers, a annoncé que 14 agents de l’APN, sont actuellement sous enquête par l’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH), afin de déterminer leurs responsabilités et d’éventuelles complicités.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-20013-haiti-flash-cauchemar-au-penitencier-national.html

Source VINCENT LAROUCHE | La Presse

L’enquête du Bureau de l’inspecteur général d’Affaires mondiales Canada a permis de mettre au jour des détournements de fonds d’au moins 1,7 million depuis 2003.

Un groupe d’employés haïtiens de l’ambassade canadienne à Port-au-Prince avait formé une «organisation criminelle» qui a allègrement exploité les ressources diplomatiques à son bénéfice personnel pendant une douzaine d’années, et ce, au nez et à la barbe des responsables canadiens, révèle une enquête confidentielle du gouvernement fédéral.

La Presse a pu consulter plusieurs rapports produits à la suite de l’enquête menée à ce sujet en Haïti par des employés du Bureau de l’inspecteur général d’Affaires mondiales Canada avec l’aide de policiers militaires canadiens. Les autorités canadiennes ont dû les divulguer récemment à la Commission de l’immigration dans le cadre de la demande d’asile d’un ancien employé haïtien de l’ambassade, qui réclame l’asile au Canada à la suite de sa collaboration à l’enquête.

Après le déclenchement de celle-ci, en 2015, l’employé en question avait expliqué qu’il recevait, comme d’autres employés recrutés sur place (ERP), des pots-de-vin dans le cadre d’un système de détournement de fonds bien organisé à la mission diplomatique canadienne. Il avait expliqué «qu’à son arrivée à la Mission, tous les stratagèmes étaient en place», lit-on dans un des rapports.

L’enquête avait permis de mettre au jour des détournements de fonds d’au moins 1,7 million depuis 2003, mais ce n’était peut-être que la pointe de l’iceberg. «Selon lui, il n’y avait pas une seule entente ni [un seul] marché qui ait échappé aux mains des ERP mal intentionnés. Il a recommandé que la mission annule tous ses contrats», précise le rapport. L’identité de l’employé est protégée par un interdit de publication.

Plaques diplomatiques frauduleuses

Les rapports d’enquête font état de deux employés haïtiens qui ont été surpris en 2015 à rouler avec des plaques diplomatiques canadiennes apposées sur leurs véhicules personnels, ce qui est illégal. L’un d’eux avait acheté l’ancien véhicule d’un diplomate canadien en 2012 avec les plaques, alors que les règlements de l’ambassade exigent que les changements d’immatriculation soient faits avant toute vente. Les rapports ne font toutefois pas état de reproches spécifiques adressés au vendeur pour cette omission.

L’autre employé avait acquis un véhicule usagé de l’ambassade en 2010, lors d’une vente aux enchères qu’il avait aidé à organiser comme employé, et qu’il avait remportée dans des conditions suspectes, puisqu’il n’avait même pas soumis le plus bas prix.

Les plaques d’immatriculation diplomatiques sont strictement réservées au personnel étranger jouissant de l’immunité diplomatique dans un pays d’accueil. Elles permettent généralement d’éviter les frais d’immatriculation et réduisent considérablement la marge de manoeuvre des policiers qui voudraient intercepter le véhicule.

Visites au garage coûteuses

Le gros des sommes détournées concernait les réparations sur le parc de 28 véhicules de l’ambassade, qui ont coûté 1 million de dollars en 12 ans. Une fois sur deux, une visite au garage pour des réparations sur un véhicule entraînait une facture de plus de 30 000 $.

À une occasion, des réparations particulièrement coûteuses sur un seul véhicule ont atteint 92 000 $. Des employés ont avoué avoir reçu des commissions sur ces factures, qui étaient parfois gonflées de 40%. L’un d’eux a expliqué aux enquêteurs qu’il recevait 600 $US pour fermer les yeux sur une facture truquée.

Plusieurs employés étaient liés de près aux ateliers de mécanique automobile impliqués. L’un des garages appartenait même secrètement à un des employés de l’ambassade. Il était situé à Saint-Domingue, en République dominicaine, à 600 km de Port-au-Prince.

Les enquêteurs ont par ailleurs trouvé des traces de factures pour des travaux qui semblent ne jamais avoir été exécutés.

Éviter la douane

Les enquêteurs ont aussi découvert qu’une cadre de l’ambassade utilisait les conteneurs de livraison du matériel diplomatique de l’ambassade pour faire entrer en Haïti des biens personnels sans payer de frais de douane et de transport. Elle aurait ainsi violé la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et «privé le Trésor haïtien de précieuses recettes», selon le rapport d’enquête.

L’employée aurait importé des caisses de boissons pour bébé, des pièces d’automobiles pour le garage d’un autre employé, des articles ménagers, un lecteur Blu-ray et un téléviseur à écran plat de 47 pouces.

Travaux à la résidence

Cette même cadre aurait confié des contrats d’impression pour l’ambassade à son mari sans respecter les règles sur les conflits d’intérêts. Elle envoyait par ailleurs ses subalternes faire ses courses pendant leurs heures de travail et demandait à des techniciens de l’ambassade d’exécuter de petits travaux gratuitement à sa résidence personnelle en dehors des heures de travail.

Lors de son interrogatoire, elle a expliqué qu’elle demandait la permission à son supérieur pour ces travaux, car celui-ci utilisait aussi les services d’un technicien à sa propre résidence, et qu’elle voulait éviter les conflits d’horaires. Les enquêteurs ont interrogé le technicien en question, qui a avoué avoir fait des travaux sans rémunération chez tous ses superviseurs depuis son embauche à l’ambassade, à l’exception d’un seul.

Dénonciateur craintif

L’employé qui a révélé l’ampleur des stratagèmes aux enquêteurs et qui dit maintenant craindre des représailles en Haïti n’est pas assuré de pouvoir trouver refuge au Canada. Même si les enquêteurs soulignent sa «collaboration remarquable à l’enquête» et ses «regrets», ils prennent soin de souligner qu’il a profité de la situation.

«L’enquête démontre qu’il a abusé de la confiance de ses gestionnaires pour s’enrichir, lui et ses complices, de manière frauduleuse aux dépens du gouvernement canadien», indique le rapport. Le ministère de la Sécurité publique affirme donc qu’il devrait être déclaré interdit de territoire au Canada pour participation à une organisation criminelle active dans la fraude.

Son avocat, MStéphane Handfield, espère que la Commission de l’immigration verra les choses d’un autre oeil. «Nous sommes en présence d’un individu qui a dénoncé un système, collaboré avec les autorités, et ça se retourne contre lui», déplore-t-il.

Source HL/ HaïtiLibre

Dans le cadre des cérémonies commémoratives du 214ème anniversaire de la création du drapeau national à l’Arcahaie, près de 600 jeunes issus de divers établissements scolaires de la cité du drapeau encadrés par les techniciens de la Direction des Activités Physiques et Sportives du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique (MJSAC) ont offert aux officiels et au public, un remarquable et émouvant spectacle.

Ce spectacle constituait d’une part en un rappel historique de l’époque précolombienne et d’autre part en une mise en scène du Congrès de l’Arcahaie, de la création du drapeau suivie de démonstration de pelotons d’honneur, de défilés de fanions et de fanfares.

Très applaudis, les jeunes se sont illustrés avec brio en unissant leurs talents de danseurs, d’artistes, leur énergie et leur savoir faire, pour présenter un spectacle à la hauteur du 214ème anniversaire de la création du drapeau.

Notez que dans les différents départements du pays, plusieurs manifestations sportives, socioculturelles : des parades de corps d’honneur, de majorettes et de fanfares ont été organisées par les directions départementales du Ministère de la Jeunesse en vue de permettre à tous les jeunes sans distinction, de s’associer à la célébration de notre bicolore, symbole d’identité, de souveraineté et d’unité de notre peuple.

Port-au-Prince, 19 mai 2017- (AHP)- Plusieurs milliers d’ouvriers dusecteur de la sous-traitance ont manifesté ce vendredi dans les rues de la capitale, en vue de réclamer l’augmentation à 800 gourdes du salaire minimum et des avantages sociaux.
Les manifestants lançaient des propos obscènes à l’endroit des autorités du pays qu’ils accusent de n’avoir aucune volonté de travailler à l’amélioration de leur sort.
Ils affirment que la récente décision du gouvernement d’augmenter les prix de l’essence vient compliquer leur situation socio-économique déjà très précaire. Pour de nombreux  manifestants, le principal objectif des nouveaux hommes au pouvoir est 
 
de s’enrichr le plus vite possible et d’enrichir des individus qui bénéficient déjà de nombreux privilèges, citant entre autres les sénateurs et les députés, alors que les mases populaires croupissent dans la misère.
 
Ils accusé du coup les parlementaires de n’avoir aucune sensibilité pour les plus démunis pour avoir accepté d’empocher des millions de gourdes de primes au cours de la période pascale.
 
Les manifestants s’ent sont également aux grands comercants et indusriels pour qui tout ce qui cmpterait, c’est l’exonératin de taxes et le financement de candidats rétrogrades 
 et en contraventio avec la loi
 
Ils ont annoncé la poursuite de la mobilisation jusqu’à ce que leurs revendications soient prises en compte.

Source HL/ HaïtiLibre

Sentence de Guy Philippe, date avancée :
Suite à une décision du juge, le Sénateur élu Guy Philippe qui devait connaitre sa sentence le 5 Juillet, a vu cette date avancée au 21 Juin prochain.

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http://www.haitilibre.com/article-20754-haiti-flash-guy-philippe-avoue-et-risque-20-ans-de-prison.html

Le drapeau haïtien flotte à la Romana :
À l’occasion du 214e anniversaire de notre bicolore, le drapeau haïtien a été hissé sur la place du drapeau de La Romana en République Dominicaine, en présence entre autres du Consul d’Haïti Jean Tholbert Alexis, accompagné du Maire de La Romana José Reyes à la tête d’une délégation.

214e : Propos du Consul de Chicago :
Dans le cadre de la Commémoration de notre bicolore, Lesly Condé le Consul Général d’Haïti à Chicago a déclaré « Aujourd’hui, notre bicolore nous interpelle. Il nous parle de cette unité qu’il symbolise. Il nous parle d’un destin digne de nos ancêtres puisqu’il représente le triomphe de la bravoure face à la tyrannie. C’est à nous d’être fiers de notre emblème national et surtout d’y puiser le courage et la détermination qu’il nous faut pour façonner notre destin ».

« Il nous faudra un sursaut national » :
Jeudi lors de la Commémoration de la fête du Drapeau et de l’Université à l’Arcahaie, le Recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes dans son intervention a cité l’intellectuel Dantès Bellegarde pour rappeler que « l’Université est la gardienne du Drapeau » et appelé la jeunesse à renverser la tendance actuelle en luttant en faveur de la régénération de notre pays « il nous faudra un sursaut national, voire un réveil pour sortir Haïti de l’ornière de la pauvreté. Ce sera la meilleure façon, » dit-il, de rendre hommage au Drapeau.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-20979-haiti-politique-fete-du-drapeau-discours-de-jovenel-moise-a-l-arcahaie.html

L’Ambassadrice de France au Cap-Haïtien :
L’Ambassadrice de France en Haïti, Mme Elisabeth Beton Delègue était récemment au Cap-Haïtien où elle participait à une conférence dans le cadre de la Semaine de l’Europe. Elle a profité de cette visite pour visiter plusieurs établissements scolaires ainsi que l’hôpital Justinien et s’est entretenue avec les autorités locales et les représentants de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Nord.

Nouveau Directeur Départemental de l’immigration :
Max Rudolf Saint-Albin, le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales a installé Galen Zephirin comme nouveau Directeur Départemental de l’immigration et de l’émigration au Cap-Haïtien. Il remplace à ce poste Joseph Cianciulli promu le 12 avril dernier Directeur Général de l’immigration et de l’émigration.